Université d'Avignon

Centre d'Etudes Canadiennes d'Avignon (CECAV)

>>> Témoignages d'étudiants

Colin ARBER (Victoria, C.-B., Canada)

Étudiant en langue et littérature françaises à l'époque où j'ai fait mon premier voyage en France, j'ai pu étudier à l'Université d'Avignon grâce aux accords qui existent entre cette université et l'Université de Victoria. J'ai choisi l’université d'Avignon notamment pour sa taille moyenne (environ 6500 inscrits) et pour son emplacement au cœur de la Provence, mais elle a également l'avantage de proposer un rapport professeur-étudiant plus étroit et suivi que dans d'autres grandes universités. Tous les bâtiments sont neufs ou entièrement rénovés, car les bâtiments ont servi pendant des siècles, d’hôpital. Les lieux sont donc relativement modernes, surtout la bibliothèque, mais la vieille pierre est toujours intacte.

Vivant dans la région depuis bientôt trois ans, je peux dire que la ville d'Avignon est le cadre idéal pour venir apprendre le français ou poursuivre ses études dans le domaine des Lettres (Humanities). Les Français vous diront que c'est une petite ville, mais il y a tout ce dont un étudiant pourrait avoir besoin, avec suffisamment de divertissements pour tout le monde : musées, théâtres, cinémas, discothèques, bars, boutiques, le tout entouré de dizaines de destinations touristiques à proximité. On peut rejoindre la Côte d'Azur, l'Espagne ou l'Italie en très peu de temps. Le climat y est très agréable à partir de mars-avril, mais attention au mistral (vent du nord)...

Il y a, bien sûr, beaucoup de différences avec les universités canadiennes. Impossible d'étudier dans la bibliothèque le soir après 20 heures ou pendant le week-end, car tout le campus est fermé, et les horaires des différents services sont souvent très limités. Il y a beaucoup de paperasserie, de formulaires à remplir... et à la dernière minute, car en France les inscriptions se passent en septembre. Les étudiants suivent en moyenne 10 cours par semestre et non pas 5 comme au Canada, mais il n'y a qu'une séance par semaine, et les examens et devoirs sont rares (normalement 2 notes par cours, par semestre). Il est toujours difficile de se repérer dans le campus au début, mais le Service des Relations Internationales (SRI) pourra vous aider, que vous soyez étudiant en échange ou hors-échange. La vie estudiantine est bien moins chère qu'au Canada, avec les repas complets au restaurant universitaire (RU) à 2,90 euro et les nombreuses sorties gratuites ou presque gratuites avec l'Association Échanges. La ville pourra vous sembler chère au début, mais il est toujours possible de trouver moins cher ; en France tous les prix existent.

 Sachez qu'il est possible de venir étudier en France hors-échange, comme je l'ai fait. C'est-à-dire, vous vous inscrivez à la Faculté comme le ferait un étudiant français. C'est une démarche bien plus compliquée que s'inscrire dans un échange universitaire, car l'étudiant doit se débrouiller seul. De plus, il y a moins de liberté par rapport au choix des cours, et l'équivalence des crédits n'est pas assurée au retour au Canada. L'avantage majeur est que l'étudiant paye les frais d'inscription de son établissement d'accueil, c'est-à-dire, seulement 440 euro environ pour toute l'année scolaire ! Si vous vous sentez à l'aise avec la langue française, c'est une option à considérer...

 

Regina SCHUHBAUER (Regensburg, Allemagne)

Ma participation à l’organisation du 38e Colloque annuel international de l’AFEC a été une expérience très enrichissante. La rencontre directe avec les chercheurs et l’occasion de discuter avec eux m’ont beaucoup stimulée. La possibilité d’assister aux ateliers m’a permis à la fois d’acquérir de nombreuses nouvelles connaissances et d’approfondir mon savoir. Le Colloque traitait des minorités culturelles au Canada, et les lectures m’ont amené à toucher à de nombreux sujets qui ne font pas forcément partie du cursus universitaire. Quelques participants font de la recherche sur leur propre minorité culturelle au Canada, ce qui rend possible d’apprendre le point de vue des personnes directement concernées. Le 38e Colloque annuel international de l’AFEC a vraiment été une expérience très intéressante et très motivante qui m’a permis d’élargir mon horizon.